Parcours épisode 1part1 : La famille
Ben oui, pas plus originale que les autres je commence mon parcours dans le salon familial. L'occasion de lancer un défi à e-girl : identifier toutes les chansons représentées ci dessous
Parcours I1
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Ben oui, pas plus originale que les autres je commence mon parcours dans le salon familial. L'occasion de lancer un défi à e-girl : identifier toutes les chansons représentées ci dessous
Parcours I1
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Pioup
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3/22/2009 03:56:00 PM
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Arrivée dans mes oreilles aux premières orées de l’automne, cet album emporte tout. J’ai lu Wuthering Heights peu de temps avant. Et ça colle. Cette voix, sur le fil, à la limite de la fêlure... Cette rage qui fait fi, tout l’album de l’électricité... J’aime tous les putains de morceaux de ce disque et aucun ne me laisse de répit... Pendant quelques semaines, je n’ai rien pu écouter d’autre. Et pire, à chaque note finale, je ne pouvais faire autrement que d’appuyer sur replay. Les poils, comme on dit dans le Club ! Et les yeux mouillés. Très loin devant avec le deuxième, très très grande classe. Respect éternel, Polly Jean...
Mais quel disque, quel disque ! Je me souviendrai longtemps je crois, de la première écoute. Rien de plus banal, pourtant, 50 minutes de voiture pour aller au boulot et un nouveau disque glissé dans l’autoradio. Mais voilà, c’était sans compter sur ce gars bourré de talents qui me fait quitter ma Clio pendant tout le trajet pour un village sûrement pas très lointain de celui dans lequel je vais bosser. Tout commence comme dans un film de Morricone, un sifflement au loin... Le ton est donné, d’ailleurs esquissé par le titre, Rio Baril (jeu de mots, je suppute, sur Rio Bravo et Rio Brésil) et la pochette : Florent Marchet de dos, sa chemise à carreaux et son levis dans le soleil qui regarde des barils... pas de pétrole, mais de bêtes silos de céréales ( ?) d’une usine ( ?) de campagne de par chez nous, à la sortie du village... De loin, on pourrait croire l’Amérique, mais non... L’intro, donc, un instrumental, qui rappelle Morricone se pervertit par l’entrée inopinée d’une sorte de guimbarde iconoclaste... On a changé de film ?...
D’abord je suis touchée par la pochette et cette candeur affichée. Et puis j’aime vraiment ce disque. Je l’écoute énormément. Et particulièrement en marchant. Entre pop électronique et techno minimaliste, la kölnichoise ( ;-) ) exilée à Berlin, offre un disque personnel, plein d’une sensualité douce-amère à l’image de son titre (Bittersüss en allemand). Deep, hypnotique, gracile, sensible et fragile tout à la fois.
Bien sûr, ce n’est pas mon disque préféré de cette TRES GRANDE DAME. Mais c’est un excellent album pour autant. Shannon Wright fait partie de ceux (rares ?) dont l’exigence musicale ne faiblit jamais. Alors, bien sûr après l’abrasif Over the sun, ce nouvel opus semble plus calme (d’aucuns disent plus serein... peut-on en être sûr, pour autant avec Shannon ? Pour qui l’a vu en concert et est resté pétrifié, on arrive difficilement à croire que sérénité rime avec son nom à elle. Mais qui sait... c’est en tout cas, tout le mal qu’on lui souhaite !). C’est dû en partie au piano, plus souvent présent que la guitare (une fender jazzmaster ;-) ) sur ce disque-là. Mais l’évidence mélodique qui saisit ici (qu’elle soit presque légère sur « Defy this love » ou dramatique...) n’a rien à voir pour autant avec la facilité. Shannon se fait limpide. Tout en restant mélancolique et émouvante.
Ben je l’ai écouté après tout le monde. J’imaginais me retrouver face à un bon disque sans pour autant atteindre les deux comètes (Ok Computer & kid A ou même la claque émotionnelle de Thom Yorke en solo -Eraser-). Bien sûr, ce nouvel album ne me renverse pas comme eux... Mais pour moi, après écoute, l’adage se vérifie, un disque de Radiohead reste toujours un bon disque. Et sur la galette, un des titres les plus envoûtants du groupe : maintenant, je mets Nude sur toutes mes compil’.
Le brésilien était déjà dans mon top de l’année dernière et cette année 2007 voit la confirmation de mon addiction à sa musique ! Une minimale pleine de reliefs. L’album est sorti sur Kompakt (pour moi, très souvent, un gage de qualité). Des bleeps et des progressions à la James Holden, une touche sexy moite à la Poker Flat (excellent label aussi, s’il en est), des beats souples à la Trentemoeller, des accents à la Dial (Lawrence, Pantha du Prince), une efficacité M_nus-ienne, une touche d’electronica rêveuse et avec tout ça on n’a même pas fait le tour de la galette... ah, ces brésiliens !!
Bon je ne sais absolument pas si j’écouterai encore ce disque dans 10 ans, mais depuis que je l’ai, qu’est ce que j’ai pu l’écouter ! D’ailleurs de préférence la nuit au casque... Le premier morceau, les bruits de pas, la portière, et cette new wave synthétique qui emplit l’espace. Italians do it better, le label américain héberge ce trio de Portland, moins italo disco que ses autres signatures. Je n’ai aucun recul avec la new wave synthétique, avec le Cure de Disintegration, Siouxie, Joy Division, etc... Alors moi, ce disque, je ne peux que l’adorer. Je ne sais pas s’il restera, mais avouez que cette cover d’une de mes chansons préférées (Running up that hill de Kate Bush), ça le fait !
Ben on rencontre certains groupes tardivement. Ils ont déjà une discographie bien remplie, les potes nous en ont déjà bien parlés, on a déjà lu un bon paquet de critiques positives, et pourtant, on n’a jamais écouté. Alors Liars, je les découvre avec ce disque, ce n’est peut être pas le meilleur, mais je n’en sais rien, je ne connais pas les autres. Stumm 287 sera ma porte d’entrée à moi. Sûrement pas le plus expérimental, d’après ce que j’ai compris, mais vraiment un disque que j’apprends à apprécier davantage à chaque écoute. Bon, le morceau d’ouverture est une tuerie, mais le reste de l’album vaut son pesant de cacahuètes aussi. Je crois que Pioup aussi l’a adopté...
Un groupe de pop-rock allemand... Pas très courant de le retrouver dans les tops de 2007 de ce côté du Rhin, mais je crois avoir ouï qu’en Allemagne, cet album est fortement plébiscité. Bien sûr, on reste dans une pop rock tout à fait accessible mais les textes, plutôt travaillés, nonobstant mon allemand not fluent, sont un vrai point fort de l’album. Musiques agréables, guitares électriques claires, mélodies accrocheuses et hop, le tour est joué. Et puis j’adore vraiment le dernier morceau Explosion...
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Electro Girl
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2/25/2009 06:56:00 PM
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Libellés/tags : Battles, Björk, Chloé, Chromatics, Electrelane, Florent Marchet, Gui Boratto, Jason Edwards, Liars, Mia, P.J.Harvey, Radiohead, Shannon Wright, Tocotronic
NIRVANA – Nevermind
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Caromobilette
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2/18/2009 10:58:00 PM
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TEXAS – Southside
Mon film préféré était déjà Paris Texas, avant. Je croyais à fond aux “signes du destin”, j’appelais ça comme ça. Quand on est fan, on veut de la matière, pour coller dans le cahier de textes. Et là, c’était terrible. Le magazine papier Top 50 avait parfois des photos de Texas. Affreuses. Sharleen avait une tronche terrible sur toutes les photos. Je me souviens que c’était pénible physiquement la déception des photos des articles tant attendus. Puis j’ai su qu’ils allaient passer dans Rapido, l’émission Rock de De Caunes sur Canal +. J’ai attendu toute la semaine le dimanche d’après. Pénible la semaine d’attente. J’ai magnetoscopé l’émission et enregistré en même temps le son sur un dictaphone. Complètement incompréhensible l’accent écossais. Ils parlent, ils bougent. Je veux y être. je veux en être. jusqu’au surgissement du Réel : Concert annoncé à Paris, le 13 Décembre à La Cigale. Mes parents, conscients de l'enjeu majeur -leur coeur avait failli lâché plusieurs fois en me voyant me ruer en criant sur le magnétoscope du salon parce que Texas passait dans une émission le samedi soir- ont organisé le voyage à Paris, pour que je puisse aller voir mon premier vrai concert de ma vie. Affreux d’attendre, j’allais les voir en vrai. J’aimais pas trop ça les trucs réels, je préferais rêvasser. Et j’avais raison d’avoir peur pour le coup. Ce fût affreux. Elle avait les cheveux longs, elle était pas terrible. Elle avait plus la tête du clip. Ca me parait fou maintenant, mais j’étais déchirée, anéantie. Et ma copine de lycée avait adoré le concert. Ce n’est que des années plus tard, en aimant moins le groupe, que j’ai vraiment apprécié de les voir en concert, et que je l’ai trouvé super belle (faut dire que comme moi, elle s’est arrangé en vieillissant ;) ).
Finalement contre toute attente, j’ai eu mon bac, et je suis partie vivre à Rennes, j’avais mon appartement, il était super. J’ai foiré ma première année de fac, je n’allais pas en cours je connaissais personne. J’ai acheté ma deuxième guitare électrique, une copie de grosse gibson, comme celle du clip pour le Slide. Et puis l’année suivante tout à changé d’un coup. Je me suis fait des copines, on est devenues inséparables. Et je me suis fait des copains. J’avais jamais eu de copains garçons, à part quand j’étais petite. J’ai copiné avec mon voisin du dessous, qui était batteur, qui montait un groupe, qui m’avait entendu faire de la guitare. Je me rappelle du clip de Texas dans les bayous, on les voyait sortir tous ensemble nonchalamment d’un bar ou d’une maison. Je me repassais la scène en boucle. J’avais plus envie de vivre ça que d’être amoureuse. Un truc de fille unique de rêver d’avoir une bande? J’ai eu ma bande, tous les copains du groupe qui m’ont adopté, et j’ai eu mon groupe de Rock, avec des répêts, une maquette, quelques concerts, des affiches, des pass autour du cou pour le festival du coin. A dream came true. C’est même comme ça que j’ai connu le Guru du Club, on a joué la même soirée à la MJC de Villejean. J’étais une star. Je me sentais plus quand je transportais les amplis. Je prenais l’air dégagé du roadie qui fait ça tous les jours. J’étais pétrifié de trac, et pourtant j’adorais ça gratter ma guitare. J’ai même chanté dans le groupe, j’ai même écrit une chanson, que des gens ont bien aimé. Une chanson triste. Le groupe s’est séparé un an après. C’était pas encore la fin de la musique pour moi, ça viendrait plus tard.
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Caromobilette
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2/18/2009 08:53:00 PM
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Libellés/tags : #POSTS The Hostess, #UN PARCOURS, telecaster, texas
Tiens, j'ai fini par retrouver mon code pour le blog...
Jeudi 14 août
Nous voilà repartis pour notre ration estivale et malouine de musique bien hydratée. Avec les fidèles et charmantes Hostess et E-girl, nous reprenons la formule gagnante de l'année dernière : palais + fort Saint-Père et nous retrouvons donc affublés d'un seyant bracelet bleu disco à paillettes.
En filous expérimentés, nous réussissons à nous garer dans un Saint-Malo bourré jusqu'à la gueule de gens en tongs. Nous commençons donc bien calés dans les fauteuils moelleux du palais avec le duo de San Francisco The Dodos. Leur pop folk énervée n'a rien de bien estomaquant, « juste » une voix charmante, des arrangements inventifs et surtout une très belle énergie. Parfait pour ouvrir les hostilités.
Même si je déteste ça, je vais filer la métaphore guerrière avec l'attaque thermonucléaire du duo électro-psyché-tribal de Bristol : Fuck buttons. Rythmiques barbares, boucles hallucinées et déferlantes sonores s'abattent sans prévenir sur nos oreilles à peine échauffées. Les murs du palais tremblent, les machines à sous du casino voisin explosent en gerbe de petite monnaie et nos oreilles saignent. J'en ressors un peu groggy mais totalement ravi.
L'hébétude laisse rapidement place à l'inquiétude quand, sur la route du fort, s'abattent sur nous des trombes d'eau délugesques. Le spectre humide et boueux de 2003 souffle sur nos échines. Brrrrrrr. En fait, une fois sur place, la pluie se fait plus légère pour nous laisser passer une soirée glaciale mais sèche. Globalement, malgré quelques frayeurs le samedi nous naviguerons miraculeusement entre les gouttes.
Je passe la main à l'ami Fix pour the war on drugs dont nous sacrifions la fin de concert pour le rituel de la première bière.
Je n'avais en fait pas trop d'idée précise de ce que pouvait bien être le duo pop-hype de The Dø. Je découvre donc en direct et au final, ça ne m'emballe guère. Il y a de l'entrain, c'est sûr, mais tout ça me paraît tellement inoffensif que ça me passe totalement au dessus de la tête.
Incroyablement, je dois avouer être resté sur un mauvais souvenir du concert de 99 des Tindersticks dans ce même festival. Je me rappelle m'être copieusement emmerdé en ayant l'impression d'écouter dix fois la même chanson. En deux chansons, je suis définitivement réconcilié avec la bande Stuart Staples. Même si leur style mélancolique et vénéneux reste immuable, les compos sont beaucoup plus variées et l'ajout de sections corde et cuivre propulse le tout dans les étoiles. Très très classe.
Le contraste est saisissant avec le je-m'en-foutisme goguenard et totalement assumé des Breeders. Les soeurs Deal n'en ont visiblement pas grand chose à foutre, mais s'amusent bien et étonnamment, c'est communicatif. Le côté mal foutu des ces ritournelles de trois minutes rend tout ça extrêmement sympathique. Bon, 1h20 de concert sans savoir ni enchaîner deux chansons ni en conclure une autrement que sur un vague accord plaqué, c'est un peu long, mais les tubes restent irrésistibles et les covers (Beatles, Guided by voices) font plaisir à entendre.
C'est quitte ou double pour les californiens de Cold War kids qui ont la dure mission de nous garder éveillés par des températures polaires jusqu'au dernier groupe. Bonne surprise, ça marche très bien. Leur blues rock fiévreux et racé, porté par la sublime voix de Nathan Willett me surprend et me ravit au-delà de mes espérances. Je suis très curieux d'écouter ça sur album.
Malgré ça, les demoiselles jettent l'éponge pour raison de repas familial le lendemain et je me retrouve seul pour les très attendus Foals (et pas que par moi visiblement). J'adore l'album antidotes et j'attendais fermement de voir leur valeur sur scène. Je ne suis pas déçu. Le set est précis et survitaminé (à 3h du mat et par – 40°C, il y a plutôt intérêt). Les derniers survivants du fort dansent comme des possédés et ça fait un bien fou.
Je vais me pieuter avec un large sourire de satisfaction.
Vendredi 15 août
La seconde journée est, elle aussi, pleine de promesses. Le soleil pointe présent, les gens en tong aussi. Malgré tout, on ne rate pas grand chose du trio US réduit à deux Bowerbirds et c'est tant mieux. La voix de la charmante accordéoniste se marie à merveille avec celle du guitariste et leur pop/folk est tout à fait charmante. Si ça se confirme que sur album les arrangements sont plus travaillés ça doit mériter le détour.
Le copain Bug nous avait prévenu, mais Micah P. Hinson impressionne. Une dégaine improbable à la Elvis Costello rondouillard, un jeu de guitare à la Johnny Cash et surtout une voix incroyable à mi chemin entre encore le père Cash et Vic Chessnutt. Du second, il garde aussi l'humour dépressif et teigneux et le songwriting acerbe. C'est donc très, très classe. Sur la longueur, il finit même par se détendre et se révèle une vraie pipelette dans un style « fuck off » quand même.
Je note ça illico tout en haut de ma liste d'albums à chopper.
Nous retrouvons quelques renforts au fort : ma belle, Fix et Gégé dit « la duchesse de la Gouesnière ».
L'adage est connu de toutes les crémières : « bon second concert au palais, premier concert au fort loupé » et on ne verra donc que des miettes de No Age. Dommage ça avait l'air bien.
J'avais gardé un bon souvenir de Why? il y a deux ans et le second round confirme. Ça s'éloigne de plus en plus des archétypes hip-hop déviant du label Anticon mais tout en se popifiant ça conserve l'esprit frondeur d'origine. Le concert est gonflé dans un style tout calme mais tout passe avec bonheur. L'ajout de l'excellent Andrew Broder (ex Fog) ne fait que rajouter à mon plaisir.
Leur concert de 2002 m'ayant laissé des étoiles dans les oreilles, mon attente était très forte pour mes chouchous de The Notwist. Le doute se dissipe en quelques accords et je sens instantanément que ça va dépasser toutes mes espérances. Le choix est visiblement de faire très fort avec un set puissant mettant en avant les rythmiques et les petites boucles accrocheuses de Martin Gretschmann. Le plus fort, c'est qu'ils y parviennent avec une facilité déconcertante et en réussissant à conserver de bout en bout leur grâce lunaire. La grande classe quoi. Le concert passe et je suis en apesanteur en me délectant des détours entre les albums. Les allemands jouent au jeu du chat et de la souris avec les fans avec leur version largement remaniée qui laisse planer un délicieux doute sur ce qu'on écoute et qui finissent par se dévoiler avec malice. Le point d'orgue est atteint en milieu de concert avec un « pilot » gargantuesque se payant le luxe d'un pont dub classieux à mi-course. Rhaaaa lovely !
L'ami Fix conclut le concert par cette sentence définitive: « C'est le meilleur groupe du monde ». J'acquiesce.
Les islandais Sigur Rós sont apparemment très attendus. Pas par moi en tout cas puisque je ne connais d'eux que le titre de la compil. Ça commence plutôt mal avec de pénibles vocalises dans l'aigu d'un chanteur à queue de cheval et veste à franges. Après le filet de voix magique de Markus Archer, ça fait mal. Ensuite ça vire au barnum avec plein de types, des cuivres et des cordes qui ne servent pas à grand chose et un canon à confettis. La foule à l'air d'adorer mais je ne me sens que vaguement gêné par le ridicule du bidule.
Tant pis pour Pivot et Adam Kesher, on va se coucher histoire de garder un peu de réserve pour le final.
Samedi 16 août
Après deux jours de cartons pleins, que va donc donner cette ultime journée beaucoup moins excitante sur le papier ?
On commence en douceur avec Phosphorescent, un barbu à très belle voix (une constante cette année, heu, les belles voix, pas les barbes hein !) tout seul avec sa guitare. Bien calé dans son fauteuil, avec les yeux fermés, son post-folk est un vrai délice.
Windsor for the derby est sûrement un très bon groupe qui mérite la découverte mais le set est gâché par des gros problèmes de volume sur les voix. J'ai un peu le sentiment d'un rendez-vous raté mais on file sans trop de regret parce qu'il y a des petits gars au fort dont j'attends beaucoup.
Du coup, on arrive hyper en avance dans un fort désert. On prend tranquillou notre binouze rituelle, on flâne du côté des labels et on se cale peinards au pied de la scène pour voir Menomena. La pop alambiquée et aventureuse de ce trio de Portland étant un de mes coups de coeur du moment, je suis très content de les voir sur scène. Et wow, qu'ils sont forts. Pour rester le plus fidèle possible aux compositions alambiquées des galettes, les zozos jonglent avec une foule d'instruments et de pédales. Ça virevolte allégrement et la sauce prend parfaitement. Les compositions prennent toute leur force en live, il y a de la technique mais il y a aussi du coeur. Le batteur à l'air de friser l'apoplexie mais tombe juste à chaque fois. Un très beau concert généreux et riche en talent qui donne envie de les voir dans un contexte plus cosy.
On n'attendait pas grand chose non plus des délires western des ex little rabbits et pourtant. On avait sous-estimé le capital sympathie des French cowboy. Rien de flamboyant mais une musique agréable et surtout une attitude royale et drôle. Ça papote juste ce qu'il faut pour faire marrer sans saouler et quand ils invitent sur scène les fans des Girls in Hawaii qui poireautent depuis l'ouverture du fort on applaudit le geste. Chapeau les cowboys.
On va aller plus vite sur la fin parce que le festival aborde sa phase pop (dans le sens populaire) et que c'est moins ma tasse de thé. Les belges de Girls in Hawaii sont mimis et finalement moins craignos que prévu. Par contre le duo pop opportuniste The Tings Tings m'est franchement plus antipathique. Tout comme les Poni Hoax dont le disco/cold wave est assez agréable mais dont l'attitude branleurs graveleux l'est beaucoup moins. Bof donc.
On déclare forfait pour Midnight Juggernauts. On a eu notre dose pour cette année.
Un très beau cru donc. En plus, le festival a fait 16 500 entrées et donc a dépassé le seuil qu'il lui fallait atteindre pour éponger un peu sa dette et sauver provisoirement sa peau. Il y aura donc bien une édition hiver et au moins une autre édition été. Si c'est toujours de cette qualité là, je signe tout de suite pour dix ans de plus.
P.S. Spéciales bises aux filles pour le transport, les conversations, la gentillesse et les envies de crêpes.
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Mister B
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8/19/2008 11:26:00 PM
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The Guru
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8/16/2008 10:01:00 AM
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Le Voyage de Noz - Opéra

Mais les 5 Noz (Thierry Tollon aux claviers a été remplacé par Thierry Westermeyer à cause d’un problème de santé) refusent de vendre leur âme au diable, et décident de ne pas accepter les compromissions qu’on leur demande pour la sortie de leur deuxième opus, Le signe en 1992. Là encore le disque raconte une histoire et est, en partie, très influencé par Terra Nostra (roman énooorme de Carlos Fuentes, l’un des très grands romanciers mexicains du siècle, si ce n’est de l’Amérique Latine toute entière), Genet, pour les textes. Pour la musique, c’est plus pop-rock. Pour vous donnez des repères, on pourrait dire que le premier album a un son très proche de Marc Seberg. Après, c’est beaucoup moins évident. Les titres comme ''Attache-moi'' ou ''Le Cimetière d’Orville'' sont imparables mélodiquement. Mais les Noz s’autorisent aussi de longs développements comme ''Le Voyage'' (mon préféré) et ses 6min37 que Jean-Louis Foulquier passe à chaque émission sans les couper sur France Inter. Bref, les fans adorent. Le disque se vend bien, mais l’autoproduction montre aussi ses limites : difficile d’étendre indéfiniment son public sans le support d'une maison de disque.
plus abrasif. A l’intérieur une citation : « l’étoffe des héros est un tissu de mensonges» (Prévert). Tout est dit. On retrouve Aurélia (personnage du premier album), dans un premier morceau à la violence écorchée. Dans Le Signe, l’idée c’était, pour faire court, que le Monde attend de nouveaux héros, un signe à suivre « Je n’attends plus qu’un signe, Jésus Christ ou Lenine, Che Guevara ou Allah pour décoller de terre ». Dans Exit, c’est clair : « Aurélia disait que notre histoire était vide / Oubliée la belle indécence / Au fond du réservoir des sens / Et sous le carénage où nos rêves s’oxydent / C’était toujours les mêmes vagues/ à l’âme d’indifférence / Peux tu croire encore ceux qui parlent du Nouveau monde (...) Peux tu croire encore le coup des cornes d’abondance ? » ''Joyeux Anniversaire Stéphanie Kerr'' (une ado qui exécuta à coups de fusil sa mère et son frère en 1974 aux Usa et qui « arrêtée après 48 heures de fugue déclara simplement aux policiers pour expliquer son geste ’c’était mon anniversaire’ »), ''La Mer Morte'', "Regarde la Mer descendre", en tout six titres seulement, mais six titres sombres et habités.
musicalement, plus pop, (surtout plus de guitares). Mais plus engagé aussi : «Marianne couche avec de drôles de gens / dans les rues de Paris, Toulon, Marseille, Orange / A leur bras elle s’affiche / Marianne couche avec les allemands / Pour leur bel uniforme, le tissu sans mélange / Le reste elle s’en fiche / mais tu rêves Marianne et tu vas encore revenir pleurer quand ils vont te réveiller / Mais tu rêves Marianne, As-tu oublié nos cris métissés que tu étouffais sous ton oreiller ? Marianne jure qu’ils sont de pur sang / mais trop coucher avec ses frères ça dégénère et ça pourrit en dedans / Alors Marianne accouche d’un mauvais sentiment / L’enfant aura tout de son père : un seul œil devant et des années en arrière». On est en 97. 
Suivront le projet "Ricochets" (10 artistes ont dix mois pour résoudre la question suivante : "qui a tué Lorie Hamilton ?" Chaque artiste a 1 mois pour écrire sa chanson et faire progresser l'intrigue. Au bout d'un mois, on passe au suivant : au final un album choral des groupes de la région et une fin inattendue !), l'album "Tout doit disparaître" (2006 avec le génial ''J'empire") et le DVD pour fêter les 20 ans et des poussières d'existence du groupe cette année (2008).
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Electro Girl
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7/30/2008 11:12:00 PM
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Libellés/tags : #POSTS E-Girl, #UN PARCOURS, le voyage de noz, Lyon
Ma voiture c’est une Clio, première version. Je l’ai achetée en 2000. Le 26 avril. Je me souviens de la date parce que maman est morte la veille. Au garage, ils étaient désolés. J’étais sur une autre planète.
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The Guru
à l'adresse
7/08/2008 12:11:00 PM
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The Guru
à l'adresse
6/24/2008 01:45:00 PM
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On va faire court, j'espère que les copains vont écrire aussi pour croiser les regards.
C'était une excellente soirée. Du bonheur.
Après MGMT, comme il me fallait au moins une clope pour m'en remettre, je me suis retrouvé à moins de 2 mètres du monsieur responsable de la programmation, je suis allé lui dire merci, plusieurs fois.
Ca a commencé avec Le Loup. Bof.
C'est comme pour l'amour. Il y a quelque chose qui est très bon et que vous faites pas mal. Le problème c'est si vous ne faites que ça. En plus on a dit "pas mal", on a pas dit que vous étiez un dieu dans ce domaine-là. Ben Le Loup c'est ça. Ca pourrait faire un très bon morceau sur un album (d'Arcade Fire ?), eux ils font un set.
Après Vic Chesnutt.
"I am Vic Chesnutt and i have the best fucking band in the world".
C'est vrai. Et moi j'ai vu un des meilleurs concerts de ma vie, et pourtant avec des moments où je me suis dit "c'est beau mais c'est chiant", c'est vous dire que c'était bien quand ça m'a emporté.
Et puis Gui Picciotto de Fugazi qui joue du Rolling Stones !
Le son était parfait. Voyez, dans les intentions, il y avait des similitudes avec le groupe qui avait précédé. Mais c'était un peu comme passer de la Ligue 1 à la Ligue des Champions, et même les matchs d'anthologie de la Ligue des Champions.
Moi la guitare et le violon, dans les groupes Constellation, ça m'emmerde. Là les chansons du gars en fauteuil avec les possibilités de ceux qui accompagnaient: Wunderbar!
(Quand j'aime vraiment je parle en allemand)
Ensuite je me suis dit: "après ça y a plus qu'à aller se coucher", et puis "bon 3 titres et au dodo". Ben en fait tout le set et merci François.
Et vive le rock progressif, vive les solos de claviers, de guitares, vive les voix aigües, les petits jeunes qui ont tout compris, vive les années 70, vive la Route du Rock.
Caribou ? 3 titres et au dodo.
Publié par
The Guru
à l'adresse
2/24/2008 11:55:00 AM
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L'année dernière, je suis allé tranquillou et je me suis fait bouler, complet.
Cette année je m'y suis pris plus tôt, avec le pass 2 jours mais c'est à l'entrée de l'Omnibus qu'ils ne sont pas très doués. On poireaute, on attend, on patiente. Et quand ils ouvrent les portes, ils mettent 10 bonnes minutes à comprendre la billetterie et à se dire qu'ils pourraient nous mettre les pass au lieu de nous faire faire une file qui bloque l'entrée, malgré les gus à qui il faut expliquer qu'on va nous mettre un bracelet alors qu'ils veulent nous envoyer à la deuxième porte pour que ça avance. Passons.
Je tombe sur Guilhem et une nana de la rédaction musique de RCR. Il me parle tout de suite de Top of the folk, le festival qu'il organise fin mars, entre autre au jardin moderne. Apparemment avec une très bonne affiche. "Brossard et compagnie serons là, machin espère jouer au Trans".
Pas mal cette salle. Pas très grande. On peut être proche de la scène, des groupes.
Ca commence avec Yesayer. Comme dit aux copains après, je ne peux empêcher ma tête de chercher des points de comparaisons, des points de repère. Ce qui me fait un peu comprendre pourquoi on parle de quelque chose de particulier pour eux. C'est pas expérimentale ou quoi que ce soit de zarbi dans le son. Le truc c'est qu'on pense tour à tour à du post-punk, du rock psychédélique, de la musique du Mali, du rock progressif (Yes!) ou allemand 70's, de l'electronica etc...
Ca m'amuse un peu, ça me plait beaucoup, ça retombe, ça m'intrigue, ça me déplait, ça me replait.
Mention spéciale au batteur qui tient la baraque. Mention honorable au chanteur qui passe quand même lui aussi par pas mal de choses. Je n'entends pas assez la basse. L'indien à la guitare est peut-être le plus casse-gueule. J'aperçois Mr B à l'étage. Je monte. Je rencontre Benoit (et Christine). On parle de la différence du son entre le bas et le haut. Effectivement, comme il me l'explique, collés au mur on profite bien des basses, je lui raconte qu'en dessous il en manque. Je vais jusqu'à l'équipe du Club. Mon barbu est accompagné des filles.
Je m'installe avec eux. Ils sont tout en haut dans la partie où on peut s'assoir. Ca m'arrange. On voit et on entend très bien. Et on peut observer le travail à la console lumière. Ce qui fait que j'y prête plus attention que d'habitude.
Et je trouve que le boulot fait sur Dirty Three est naze.
Les Australiens nous jouent 5 ou 6 morceaux, ils sont longs. Et le barbu qui n'est pas un hippie aime parler entre, en français, pour raconter des histoires de boulangère morte.
C'est bien, très bien. Juste le dernier titre en trop.
La suite est encore mieux. Révélation.
José Gonzalez. Tout seul à la guitare. Là la lumière est parfaite (pas le même monsieur, sans doute un gars qui bosse avec), la musique est parfaite, jusqu'aux reprises (Kylie Minogue!), jusqu'aux moments d'accordages.
Je suis content d'être là moi. Merci.
Ensuite j'avais prévu d'accorder mon attention sur 3 titres à Julee Cruise. Les deux premiers seront seulement de Pluramon. Pas mal. C'est la soirée des tempi lents. Dommage pour les claviers pas en direct, j'aime pas. Dommage aussi le stroboscope.
Au dodo. Couché à une heure mais énervé jusqu'à 2h30.
Les filles (les miennes) ce matin à 8h. Va falloir enchaîner la deuxième soirée.
Publié par
The Guru
à l'adresse
2/23/2008 10:59:00 AM
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Bon ben ayé... J me lance. Alors comme bien sûr j peux rien faire comme tout le monde, vous serez dans l'obligation de cliquer partout...
Donc ce premier morceau est en 2 parties :
- La première
- La deuxième
Publié par
Pioup
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2/12/2008 10:10:00 AM
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Publié par
BrightEyedMum
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1/29/2008 09:07:00 PM
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